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nfants des rues du Maroc |

"Chemkara”. C’est ainsi qu’on appelle cruellement les enfants des rues. Quand on se souvient de leur existence. Un mot et une attitude qui, à eux seuls, portent atteinte à la crédibilité d’un pays qui se veut solidaire. Ils sont dans la rue depuis quelques mois ou quelques années et pour beaucoup, elle est le seul refuge. Ils y fuient violence et misère et y trouvent violence et misère.
Les jeunes qui ont investi l’espace rue ont le profil suivant :
• Age : 7 à 17 ans
• Sexe : fille ou garçon
• Nationalité : marocaine
• Origine : bidonvilles ou quartiers populaires surpeuplés, rural
• Parents : désunis ou mal unis, illettrés
• Education : violence importante
• Fratrie : nombreuse
• Conditions de vie : très modeste, misérable
• Niveau scolaire : 0 à 2 années d’enseignement primaire
• Expériences professionnelles : apprentissages divers correspondant plutôt à une exploitation économique chronique, voire esclavagisme
• Qualités : témérité, intelligence de survie
• Loisirs : rue
• Perspectives futures : immigration
Les parents des « enfants des rues » sont démissionnaires.
Le fatalisme aidant, ces parents baissent les bras, résignés, attendant une assistance de l’Etat-Providence. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Le statut du père change ; il se dépossède peu à peu de son autorité parentale, du fait de la perte de son statut d’essentiel « pourvoyeur de fonds » de la famille. Ayant de plus en plus de mal à s’imposer par le verbe, il use de violence ou encore baisse les bras. Les liens affectifs sont exceptionnellement palpables. L’acte éducatif repose essentiellement sur les châtiments corporels voire de réelles tortures : brûlures, enfermement, enchaînement, coups entraînant des fractures…
Un petit aperçu des types de familles :
• Divorce ou tout simplement abandon du domicile conjugal par l’époux : femme et enfants livrés à eux-mêmes, sans aucune pension alimentaire.
• Remariage d’un des parents : la nouvelle épouse (la belle-mère) martyrisant sans répit l’enfant renégat.
• Mères célibataires : paria de la société marocaine, qui entraînent dans leur marginalisation, leurs enfants.
• Adoptions sauvages : le jeune découvrant en préadolescence ses vraies origines. Il n’a souvent aucun statut légal, ne possédant pas d’état – civil.
• Orphelins de père, de mère ou des deux, élevés charitablement par un parent, qui ne cesse de le leur rappeler. Parfois, placés dans un orphelinat, ils fuient car ne supportent pas la qualité de vie fournie.
• Alcoolisme et toxicomanie paternels.
• Prostitution maternelle.
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Extrait de la revue " Tel Quel " (AI Presse) / Lien vers Les filles des rues
Notre centre d'accueil à Sidi Boujida (Fes) :
"Al Karama "
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'environnement : Le Rif |
La région du Rif est située dans le centre-nord du royaume du Maroc et se situe au carrefour de 3 climats : continental, froid et humide mais aussi semi arride. Le relief de la région est composé de collines au pied du Rif au Nord, des montagnes du Moyen Atlas, des hautes collines du Missour et des plaines de Saïs.

Il existe de nombreux douars (villages) villages berbères avec leurs souks (marchés) hebdomadaires et leurs moussems (festivals) avec fêtes et fantasia. C'est une région où nous pouvons trouver de nombreuses thermes et bains : Sidi Harazem, Ain Allah, Moulay Yacoub par exemple.
L'artisanat, le tourisme et l'agriculture tiennent une grande place dans une des région du royaume du Maroc qui en comporte 16.
La région adminsitrative de Fès Boulemane a été officiellement crée en 1997. Sur le plan historique, c'est à Driss II qu'on attribue l'édification de Fès (vers 808 Ap.JC), qui devint la capitale de la dynastie des Idrissides (788-956). Le nom de la ville lui-même semble venir de la pioche (Fâes en arabe) déterrée lors de l'ouverture des premiers chantiers de construction.
" L'homme qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse" Proverbe arabe
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